Les Arts et le Cœur

0632670697

Yehuyah

« L’Éternel connait les pensées de l’homme. Il sait qu’elles sont vaines. »

 


YEHUYAH, Seigneur, j’ai parcouru un long chemin du côté de la loi ; j’ai été ton instrument et Tu m’as manipulé selon ton bon plaisir.

Si c’est ta volonté, que désormais je connaisse la perversité de ton règne, veille depuis les hauteurs, YEHUYAH, pour que j’apprenne les leçons que je dois apprendre sans dépasser les bornes des attributions maléfiques, dont Tu as voulu bien me pourvoir.

Je veux me mouvoir exactement dans les limites de tes desseins précis ; je veux que mon incursion dans la Colonne des Ténèbres ne soit qu’un épisode, qu’un entracte, une distraction, dans le grand opéra de mon existence.

Et une fois assimilées les Leçons, que ta Volonté a bien voulu m’assigner, je demande ton aide, Seigneur, pour pouvoir retourner à la Colonne de la Lumière et, une fois arrivé, passer au Pilier du Centre, afin d’être fondement de ton resplendissant Univers.

 


Tu n’étais pas habitué, Pèlerin, à te trouver parmi les traîtres, à te mouvoir parmi ceux qui machinent, ceux qui conspirent, ceux qui renversent.

Installé, que tu étais, dans ta place-forte du Bien, tu te voyais flatté, estimé, fêté par la Terre et par le Ciel.

Et maintenant ? Maintiens-tu tes vertus ?

Es-tu le bon exemple, dans cette société où je t’ai placé ?

Voici ton épreuve ; et depuis les Hauteurs, je contemple tes agissements, tes manigances.

Autour de toi rien n’est solide, parce que l’une des propriétés du Mal est celle de se détruire, constamment, lui-même.

Dans ces sables mouvants : établiras-tu ton bonheur, ta demeure, ta cellule familiale et sociale, comme tu avais fait jadis lorsque tu travaillais dans la sphère de la légalité ?

Ou, par contre, marcheras-tu errant à la recherche de la justice perdue ?

Si tu lèves la tête pour regarder en Haut, tu découvriras vite, que tout n’était qu’un jeu.

Un jeu réservé certes, à ceux qui, comme toi, ont pénétré déjà dans le dernier cinglage, humain, avant de prendre pied dans l’immortalité.

Depuis les Hauteurs je te contemple, Pèlerin, avec l’immense Amour et l’immense Tendresse, et mon âme divine, en haleine attend, espère… que tu n’arriveras pas à t’identifier avec ce splendide Océan de Ténèbres.